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PRESSE

« Entrelacs des motifs, sens du drame, du poème et de la mise en scène, pouvoir d’évocation des musiques à programme, élévation spirituelle, palette variée des couleurs et des timbres… Tout dans ce jeu lyrique, déclamatoire, orchestral, pointait en somme vers une absence de taille : celle de Richard Wagner dont la présence paradoxale illumina la soirée. Pénétré des vers de Pétrarque, Jean-Luc Ayroles, opératique en diable, embrasse les Trois Sonnets (n° 47, 104, 123) d’un vaste geste, comme s’il les chantait en lui-même. Souci des nuances et des plans, ornementation serrée, accompagnement nourri, impeccable dessin des lignes : l’ensemble, phrasé à l’archet par arcs longs, est expressif, recueilli, aimant, agité de passions. Pureté des sentiments et des intentions ! Fermant ces morceaux d’Italie, Après une lecture du Dante est attaqué con tutta forza. Octaves en carillons, basses caverneuses et charnues, grinçants tritons. De la peinture à fresque. On ne reprochera que l’excès de lenteur avec lequel est abordé la section ppp, una corda, mais c’est que l’interprète vise déjà la section suivante, non legato, comme improvisée jusque dans son accélération, puis cette coda héroïque où il risque tout.
Habitée, la seconde partie s’ouvre par la création de Paysage oublié de Rodolphe Bruneau-Boulmier (né en 1982), superbe peinture d’un paysage de polder, espace de terre gagné sur la mer : flous et brumes de mer du Nord, lutte des éléments déchaînés, rugissements, sens en éveil du spectateur. Clartés que prolonge aussitôt le Regard du silence de Messiaen. D’une maîtrise ahurissante (puissance transmise des épaules et du dos, détente corporelle et concentration absolues), Jean-Luc Ayroles projette comme peu d’autres ces pages bues à la source. Rien de superficiel, rien d’escamoté ni des pédales, ni des doigts. Il y là davantage qu’une honnêté foncière : une éthique véritable de l’interprétation. Regard des hauteurs, Par lui tout a été fait, Baiser de l’Enfant-Jésus, Regard de l’Esprit de joie : régal sans mélange d’accomplir ce profond voyage en suivant les thèmes de Dieu, de l’amour mystique, de l’Etoile et de la Croix.
Acclamé, le musicien joue l’ultime pièce pour piano de Toru Takemitsu, Rain Tree Sketch II, offerte « in memoriam Olivier Messiaen ». »

Frédéric Gaussin, La lettre du musicien, 29 janvier 2017

« Depuis presque vingt ans, Jean-Luc Ayroles interprète les „Vingt Regards sur l’Enfant Jésus“. C’est en 1999 à la salle Cortot à Paris qu’il a interprété le cycle dans son intégralité. Depuis ce concert, il est considéré comme l’un des plus grands spécialistes de la musique d’Olivier Messiaen. Il a joué régulièrement lors de ses récitals les « Vingt Regards » par cœur en plongeant dans la profondeur totale de cette musique.
Cet enregistrement montre le niveau d’expertise atteint dans cette œuvre dont l’interprétation est très difficile. Il n’a pas à rougir face à ses concurrents Pierre-Laurent Aimard et Roger Muraro. Ces derniers ont marqué ce cycle par leurs propres interprétations très personnelles, ce que fait également Ayroles dans sa version très subtile.
Son sens de sonorité est excellent et sa palette de couleurs « en haute définition ».
Egalement il sait sortir le maximum de nuances dynamique sans jamais altérer la clarté et la transparence, comme exprimé de manière impressionnante dans le sixième Regards.
Par lui tout a été fait. Cette œuvre induit également une excitation captivante dans Regard de l’Esprit, qui représente merveilleusement les vibrations de foi de Messiaen.
Ayroles sait également, de manière impressionnante, traiter les pièces très calmes et retenues. Il façonne la quiétude dans la musique.
Ainsi ce cycle, composé en 1944, est réellement présenté dans une interprétation hors du commun.
Jean-Luc Ayroles has the reputation of being a specialist of Messiaen’s music, and his account of the composer’s huge piano work Vingt Regards sur l’Enfant Jésus is one evidence more of his skills. Ayroles’s performance is as strong on introspection as it is on bravura. »

Olivier Messiaen : Vingt Regards sur l’Enfant Jésus ; Jean-Luc Ayroles, Piano ; 1 CD Calliope CAL 1633 ; 03/2016, Sortie 11/2016 (111’) – Critique de Norbert Tischer

Olivier MESSIAEN
(1908 - 1992)
Vingt regards sur l’Enfant Jésus
Jean-Luc AYROLES (piano)
DDD–2016–57’ 06’’ et 74’ 23’’–Textes de présentation en français et en anglais–Calliope CAL 1633
Composés en 1944 et créés l’année suivante à la salle Gaveau à Paris par Yvonne Loriod, alors âgée de vingt et un ans à peine, les Vingt Regards sur l’Enfant Jésus d’Olivier Messiaen font partie des grands monuments pour piano du XXe siècle. Ils sont du reste très régulièrement joués en concert çà et là à travers le monde et ont souvent été gravés sur disque, ne serait-ce que par Yvonne Loriod elle-même. Faut-il pour autant considérer que ses diverses exécutions de l’œuvre constituent ce qu’on appelle des enregistrements de référence et que celles d’autres pianistes doivent obligatoirement être comparées aux siennes ?
En réalité, les Vingt Regards sont si complexes et si subtils que chaque artiste peut les interpréter comme il l’entend – les interpréter au double sens du terme, c’est-à-dire en fonction de la lecture intellectuelle (ou philosophique) qu’il en fait et selon son tempérament, son esthétique et son jeu propres. En même temps, il lui est difficile, voire impossible, d’ignorer le fait qu’Olivier Messiaen est, d’abord et avant tout, un compositeur nourri et animé par la foi chrétienne, qu’il est une sorte de théologien de la musique, et que ces fameuses vingt pièces pour clavier sont toutes à ses yeux l’expression d’une adhésion totale à la divinité de Jésus. En quelque sorte un ex-voto pianistique nuancé à l’extrême et d’une richesse inouïe, ainsi qu’en témoignent la grande fugue de « Par Lui tout a été fait » (la sixième pièce) ou les étonnants et impalpables arpèges de « Regard du silence » (la dix-septième pièce). La version qu’en donne en l’occurrence le Toulousain Jean-Luc Ayroles est fort belle : juste, fluide, scintillante, presque intimiste et mystérieuse, un peu comme l’admirable version de Momo Kodama en 2006 (chez Triton). Deux heures de grâce.
Jean-Baptiste Baronian

« (…) La quatrième pièce de la suite pour piano En plein air de Bela Bartók : musique de l’effleurement, du frissonnement, avec tout ce que le mot Nocturne « contient d’impressions et de lumières spéciales » aurait dit Debussy. Très habité, Jean-Luc Ayroles nous révèle ce chef-d’œuvre du maître hongrois, induisant une approche pianistique originale et minimale. »
« (…)Les deux Intermezzi de Johannes Brahms saisissants sous les doigts de Jean-Luc Ayroles, ponctuent le voyage ; musique de l’ineffable d’un Brahms déjà vieux qui, dans la demi-teinte, fait résonner le chant de l’âme."
Michèle Tosi, Resmusica

« Le pianiste Jean-Luc Ayroles séduit par son brillant, son articulation, la clarté et la précision des attaques et la régularité (…), la stabilité du discours." Nicolas Munck, Anaclase.com (à propos des Jardins sous la Pluie de Debussy)

« ... Le jeu de Jean-Luc Ayroles est coloré avec une hiérarchie et une organisation des plans sonores rendant plus sensible la structure de l’œuvre qu’il interprète. » Pierre Jansen, compositeur

Jean-Luc Ayroles - Le baiser de l'enfant Jésus (O. Messiaen) from JBlanch Productions on Vimeo.

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